Rapport de la Cour des comptes sur la CNIL à l’initiative de PURR

En septembre 2024, PURR proposait à la Cour des comptes d’auditer le budget de la CNIL.

En ce début juin 2026, la Cour a publié son rapport. Pour certains indicateurs, celui-ci se réfère au Projet annuel de performance.


Nous rejoignons les constats de la Cour sur le traitement des réclamations, ce qui est d’ailleurs notre grief principal contre notre Autorité de Contrôle :


La Cour reconnaît une bonne gestion globale des moyens mis à disposition de la CNIL.

Le rapport ne s’étend cependant pas dans le détail sur cette bonne gestion, alors que les missions de la CNIL sont justement très vastes et ont vocation à l’être de plus en plus (IA Act, gouvernance des données, loi SREN…), comme pointé par ce rapport.

En particulier concernant la section plainte et contrôle, nous pensons que la CNIL n’a pas les moyens adéquats pour diligenter des contrôles ni adopter un nombre significatif de mesures correctrices et de sanctions à même de produire une véritable protection de la vie privée. Cette section est au contraire présentée comme peu dotée dans le rapport (seulement 60 agents), alors qu’il s’agit d’une mission critique de notre Autorité de Contrôle.

À ce titre, nous soutiendrions la proposition d’un temps plein pour certains commissaires, à la condition qu’ils soient affectés à la formation restreinte, ou plus largement, aux mesures correctrices (dont les sanctions), ce que la CNIL refuse, envisageant des temps pleins uniquement pour le Règlement européen sur l’IA…

De manière générale, nous pensons que la CNIL n’a pas les moyens pour faire face à la diversification incessante de ses missions et qu’il existe un réel décalage entre les moyens engagés et les résultats obtenus, notamment sur le versant répressif.


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